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Episode 13 (article du 2 mai 2021 :  Entretien avec la famille vivant dans la maison menacée de démolition)

Pour la première fois depuis six ans, Tam Tam Colonie a rencontré la famille vivant dans la demeure de l’ex-Docteur Lazare, sise 5 rue des Buchettes à Argenteuil.

Avec leur autorisation, voici le témoignage d’Anne-Marie (la mère) et de ses enfants Gersende, Eléonore et Amaury.

 

Tam Tam : Racontez-nous l’histoire de cette belle demeure bourgeoise

« Un style néo-classique esprit Louis XIII »

Anne-Marie : Cette maison de briques et de pierres de 297 m² sur 3 niveaux + sous-sol total a été construite en 1898. Sur le plan architectural, c’est une demeure de style « fin de siècle », c’est-à-dire que ce n’est pas du Napoléon 3 mais plutôt un style néo-classique esprit Louis XIII.

Après la seconde guerre mondiale, l’un des médecins qui a fondé l’hôpital d’Argenteuil, le professeur Lazare, s’en est porté acquéreur. D’où le nom « la maison du docteur Lazare ».

Elle possède 11 pièces et 1 cuisine, des verres dépolis, parquets et carrelages d’époque. Au fond du jardin il y a une dépendance avec un lavoir.

 

Tam Tam : La maison n’est pas encore vendue mais un promoteur veut construire deux petits immeubles et un parking souterrain à la place. Qu’en pensez-vous ?

« On ne veut pas que cette maison soit détruite »

Amaury (le cadet) : Ce serait une catastrophe, il ne faut surtout pas la détruire et je ne veux pas la quitter. C’est la maison de mon enfance, je n’ai vécu qu’ici et j’y suis très attaché. Mais je sais qu’on va devoir la quitter…

Eléonore : On ne veut pas que cette maison soit détruite. Elle est belle, calme, apaisante, pleine d’histoire. C’est notre cocon familial, on s’y sent bien.

Gersende : C’est la maison de ma vie, et ça le sera toujours. Je sais qu’elle a besoin d’un rafraichissement mais avec un peu d’argent et d’énergie c’est jouable de faire les travaux. Le problème c’est notre situation économique. Nous sommes en poursuite d’études, du CAP à la licence, et notre mère a perdu son emploi à cause du covid. Alors déjà on essaye de remplir le frigo.

« La cage ne nourrit pas l’oiseau »

Anne-Marie : Je confirme que la situation économique est très difficile. Nous sommes malgré les apparences en situation de précarité. La maison est d’époque mais la cage ne nourrit pas l’oiseau !

 

Tam Tam : Qu’est-ce qu’une maison d’époque ?

Anne-Marie : Une maison d’époque a une valeur inestimable et une âme qu’on ne retrouve pas dans les maisons modernes. Il ne faut pas que la ville d’Argenteuil la laisse détruire.

A part les radiateurs, tout le reste est d’origine, d’époque comme on dit : les verres dépolis, les boiseries en chêne, les parquets et les carrelages anciens, magnifiques. J’invite vraiment le Maire d’Argenteuil à venir voir la maison de l’intérieur comme de l’extérieur. Avec ses défauts et ses qualités.

Eléonore : En plus, dans cette maison, on vit au rythme des saisons, et on bénéficie de sa fraicheur l’été.

 

Tam Tam : Et l’hiver ?

Anne-Marie : Les murs font 20 cm d’épaisseur. On chauffe au gaz à 19 degrés car ça nous suffit. Les factures sont de 300 euros par mois, sans le dernier étage qu’on ne chauffe pas car l’hiver on n’y vit pas.

La maison est lumineuse. Il y a du soleil du matin au soir.

 

Tam Tam : Quels sont les travaux à réaliser pour la remettre en état ?

Anne-Marie : Un arbre étant tombé pendant une tempête, une branche a abîmé l’angle droit au niveau de la gouttière. Il faudrait 2 000 euros pour réparer. Je ne les ai pas. Il y a aussi 20 m² de zinc à réparer sur la toiture. Des joints sur l’un des murs côté nord ouest. Sinon l’électricité et la plomberie sont aux normes.

Eléonore : Les gens croient qu’il y a de gros travaux à réaliser mais en fait une fois que les causes seront réparées les surfaces du 2ème étage pourront être rénovées. Le reste c’est du grattage et de la peinture blanche. Pour les briques, un coup de karcher et elles vont reprendre leur couleur !

Gersende : Et la maçonnerie des murets avec les voisins. Et la dépendance de 30 m² au fond du jardin qui offre un beau potentiel mais est en mauvais état. Sinon, franchement on y est bien. D’ailleurs il y des araignées à l’intérieur et comme tout le monde le sait, les araignées ne s’installent que dans les maisons saines.

 

Tam Tam : Vous êtes conscients qu’en tant que co-propriétaire, vous allez devoir quitter la maison, qu’elle soit ou non démolie ?

Anne-Marie : Malheureusement oui...

Mon métier est « tapissier ». Il y a 21 ans, j’avais restauré des fauteuils pour une cliente propriétaire de cette demeure. Un jour par hasard, dans le journal « Le 95 », j’ai reconnu sur photo l’annonce de mise en vente. Comme la propriétaire me connaissait et qu’elle voulait la vendre à une famille avec enfants, on a fait affaire, mon ex-mari et moi avec la propriétaire de l’époque.

Nous nous battrons jusqu’au bout pour que notre maison ne soit pas démolie. Si on doit partir, ce sera un crève-cœur.

Je voudrais ajouter une chose : dans la généalogie de ma famille, cette dernière est à Argenteuil depuis Louis XV, soit au début du 18ème siècle.

 

« Georges Mothron continue le travail de destruction des belles meulières et autres demeures, entamé par d’autres avant lui »

Anne-Marie : L’actuel maire Georges Mothron est d’ailleurs un petit-cousin à moi, une branche de la famille Lemoine-Rivière.

Le problème est que visiblement le Maire ne fait rien pour montrer qu’il n’est pas opposé à cette vente à un promoteur. Exactement comme pour la maison en face du Monoprix ou celle en face du marché Héloïse, Georges Mothron continue le travail de destruction des belles meulières et autres demeures, entamé par d’autres avant lui, depuis l’après-guerre !

Or, mes enfants et moi adorons l’ancien, ce travail de mémoire, de préservation des traditions. La culture Ikéa, ce n’est pas notre truc. Chacun fait ce qu’il veut. Mais je ne comprends pas que l’on cherche à détruire ce qui est beau et a une valeur architecturale, tout comme les belles matières.

Si cette maison doit être revendue je préfère qu’elle le soit à un acquéreur qui la respecte et non à un promoteur. J’en ai marre de la rentabilité. C’est pitoyable. La rentabilité, c’est l’ennemi de la vie. Bientôt on n’aura plus de terre à proposer à nos enfants dans les villes, que du béton !

 

« Notre maison présente un beau potentiel »

Anne-Marie : Je reste convaincue que notre maison présente un beau potentiel d’acquisition pour une famille proche des valeurs artisanales et artistiques, attachée au patrimoine, au foncier. Même avec des travaux de rénovation.

Je l’ai dit à la mairie : au lieu de casser, faites-en une bibliothèque, une maison d’artistes, un musée. Ou trouvez un mécène ! Mais ne la détruisez pas !

Il pourrait y avoir un jardin exceptionnel avec de nouvelles plantations.

Eléonore : C’est parce qu’ils veulent ramener de la taxe foncière, nous on ne compte pas pour eux…C’est l’argent qui les intéresse, ils sont prêts à sacrifier la maison et son jardin.

 

Tam Tam : Et le jardin, pouvez-vous nous le décrire ?

Anne-Marie : Rien que devant, côté rue, il y a plusieurs arbres dont un érable du Canada et un tilleul qui doivent chacun avoir environ 200 ans.

Amaury : Cette année, on a trouvé des familles de hérissons, on n’en a jamais vu autant et avec plein de bébés hérissons. C’est pourtant une espèce menacée et protégée.

Anne-Marie : Si ce projet immobilier se construit, il n’y aura plus d’oiseaux. Actuellement, dès 5h du matin c’est un concert d’oiseaux : on accueille un pic-vert, des mésanges, des mésanges bleues, des mésanges charbonnières, des rouge-gorge, des hirondelles, des geais, des asters. Bref, des oiseaux des jardins !

 

Tam Tam : Quel message avez-vous envie de faire passer ?

Anne-Marie : Je ne suis pas sûre que tout le monde se rend bien compte de la valeur d’un patrimoine, tant qu’il existe, et n’ose imaginer le jour où il disparait. J’espère aussi que les riverains ont conscience de ce qui les attend en termes de nuisances (notamment la privation de lumière pour ceux qui vont se retrouver avec un mur immense devant leurs baies vitrées). Et j’en veux à la mairie de laisser faire et de ne pas s’impliquer… Car cette maison a une histoire et une valeur inestimable à nos yeux. Au-delà de ses actuels habitants….

 

« Si on détruit le patrimoine, que va devenir Argenteuil et ce quartier ? »

Anne-Marie : Le patrimoine est immuable. Certes, cette maison ce n’est pas Versailles mais contrairement aux effets de mode des œuvres d’art qui sont éphémères, le patrimoine architectural lui, reste dans le temps et la durée. Alors si on détruit le patrimoine, que va devenir Argenteuil et ce quartier ?

Propos recueillis par Sabine D.

 

 

Episode précédent n° 12  (article du 18 avril 2021 : point d’étape 2 mois après notre dernier RV avec la mairie)

 

Episode suivant n° 14 (article du 8 mai 2021 : "Une voisine : au 1er coup de pelle une partie de notre maison va s'écrouler")

Publié par www.tamtamcolonie.com - dans Immobilier Quartier Opinions
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Episode 9 (article du 13 mars 2021 : et si on parlait risques des sols & PPRN ?)

 

A Argenteuil, il existe plusieurs PPRN.  

 

Définition du Plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN) - source Géorisques

Le plan de prévention des risques naturels (PPRN) créé par la loi du 2 février 1995 constitue aujourd’hui l’un  des instruments  essentiels de l’action de l’État en matière de prévention des risques naturels, afin de réduire la vulnérabilité des personnes et des biens.

Il est défini par les articles L562-1 et suivants du Code de l’environnement et et doit être réalisé dans un délai de 3 ans à compter de la date de prescription. Ce délai peut être prorogé une seule fois de 18 mois. Le PPRN peut être modifié ou révisé.

Le PPRN est une servitude d’utilité publique associée à des sanctions pénales en cas de non-respect de ses prescriptions et à des conséquences en termes d’indemnisations pour catastrophe naturelle.

Le dossier du PPRN contient une note de présentation du contexte et de la procédure qui a été menée, une ou plusieurs cartes de zonage réglementaire délimitant les zones réglementées, et un règlement correspondant à ce zonage.

Ce dossier est approuvé par un arrêté préfectoral, au terme d’une procédure qui comprend l’arrêté de prescription sur la ou les communes concernées, la réalisation d’études pour recenser les phénomènes passés, qualifier l’aléa et définir les enjeux du territoire, en concertation avec les collectivités concernées, et enfin une phase de consultation obligatoire (conseils municipaux et enquête publique).

Le PPRN permet de prendre en compte l’ensemble des risques, dont les inondations, mais aussi les séismes, les mouvements de terrain, les incendies de forêt, les avalanches, etc.

Le PPRN relève de la responsabilité de l’État pour :

  • maîtriser les constructions dans les zones exposées à un ou plusieurs risques,
  • mais aussi dans celles qui ne sont pas directement exposées, mais où des aménagements pourraient les aggraver.

Le champ d’application du règlement couvre les projets nouveaux, et les biens existants. Le PPRN peut également définir et rendre obligatoires des mesures générales de prévention, de protection et de sauvegarde.

 

Focus sur un risque très ennuyeux lié à la parcelle du 5 rue des Bûchettes

Quand il y a du gypse , au-dessus il y a des marnes ou de l’argile pour protéger le gypse.

Et là on a potentiellement un souci.

Il s’agit du Retrait-Gonflement des sols argileux.

Sur une échelle de 3 (aléa faible, moyen, fort), cette parcelle de la rue des Buchettes obtient un aléa moyen.

Explications (source Géorisques) :

La consistance et le volume des sols argileux se modifient en fonction de leur teneur en eau.

Lorsque la teneur en eau augmente, le sol devient souple et son volume augmente. On parle alors de « gonflement des argiles ».

Un déficit en eau provoquera un asséchement du sol, qui devient dur et cassant. On assiste alors à un phénomène inverse de rétractation ou « retrait des argiles ».

Quand on sait que dans les faits un « aléa faible » veut toujours dire qu’il existe quand même un risque important (c’est l’association EVA- Environnement cadre de Vie à Argenteuil qui nous l’a dit), nous avons objectivement de quoi être inquiets sur l’aléa moyen.

Un « aléa fort » signifie que des variations de volume ont une très forte probabilité d'avoir lieu. Ces variations peuvent avoir des conséquences importantes sur le bâti (comme l'apparition de fissures dans les murs).

 

Nous interprétons donc l’ « aléa moyen » comme une probabilité assez élevée à élevée que le gonflement et le retrait des argiles se produisent (lors des pluies et du fait des phénomènes climatiques comme la sécheresse, qui s’accentue depuis quelques années).

 

Télécharger ci-dessous le PDF montrant une cartographie des lieux et l’aléa moyen « Retrait-gonflements des sols » sur cette parcelle.

 

Extrait descriptif des risques 5 rue des Bûchettes

 

Quelles conséquences ?

Si un parking souterrain de 24 places est construit au 5 rue des Bûchettes, il faudra creuser à au moins 3 mètres de profondeur (à notre connaissance).

Forcément, le parking sera étanche. Par conséquent, l’eau devra se frayer un passage et contournera le béton. Ce sont les habitations alentours qui souffriront.

  • Risques de fissures
  • Risques d’éboulement des murs de jardins
  • Risques sur les fondations des constructions alentours.

Nous redoutons que l’analyse géotechnique des sols du 5 rue des Bûchettes ne soit à ce stade superficielle. Il parait qu’il existe une attestation de l’analyse dans le dossier du permis de construire, la mairie ayant demandé au promoteur de lui écrire formellement qu’il avait bien tenu compte du PPR dans son projet de construction. Mais ça ne suffit pas.

Parmi les riverains, personne n’a vu de carottage se dérouler sur le terrain en question.

MAJ d'avril 21 ; vérification faite auprès de la famille copropriétaire qui y vit : il n'y a pas eu de carottage.

 

Comment cette première analyse géotechnique a-t-elle été réalisée ?

 

Nous sommes en train de nous renseigner sur un autre terrain abandonné depuis probablement plus de quinze ans ; ce terrain étant très proche du 5 rue des Bûchettes (au 17 avenue de Stalingrad + 10 rue des Buchettes). En effet des rumeurs disent qu’il y aurait eu des soucis au moment de la construction des fondations….Et que tout aurait été arrêté.

Bref, on va enquêter… Si vous avez des informations, on est preneurs ! 😉

 

La suite ? Lire l'épisode 10

Retour à l'épisode 8

 

Publié par www.tamtamcolonie.com - dans Immobilier Quartier
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Episode 2 /article du 23 janvier 2020

Absence de concertation préalable avec les habitants

Aucune concertation préalable n’a eu lieu avec les riverains au sujet du projet de construction de deux immeubles au 5  bis rue des Buchettes à Argenteuil.

Aucune concertation en amont du permis accordé de manière tacite* (sans signature) par la mairie au promoteur pour démolir la maison de maître et y construire les immeubles à la place.

* tacite : lire explications de l'épisode 1

Les riverains et habitants du quartier étant mis devant le fait accompli, une fois le permis accordé aux promoteurs, et face à la pression de notre pétition sur la mairie, nous avions été invités à titre exceptionnel au premier Comité de quartier de 2015, salle Maurice Sochon. La réunion – qui s’était tenue en présence du vendeur et du promoteur et de certains voisins - avait été houleuse, au point que Gilles Savry, ancien maire adjoint à l’urbanisme, avait fait sortir le promoteur et le vendeur de la salle.

 

Ensuite, comment les choses se sont-elles déroulées entre les riverains et la mairie, et entre les riverains et les tribunaux ?

 

La mairie

En 5 ou 6 ans, le maire Georges Mothron nous a reçus à plusieurs reprises, tout comme son ancien adjoint au maire à l’urbanisme Gilles Savry, et, depuis juillet 2020, son directeur général des services. Le temps que Madame Camille Gicquel, la nouvelle adjointe en charge de l’urbanisme, de l’aménagement et des projets urbains, ne prenne connaissance des dossiers. D’ailleurs nous avons bien fait de la contacter à l’automne 2020 car elle n’était visiblement pas au courant du projet immobilier de la rue des Buchettes. C’est dire l’intérêt de la mairie porté à cette histoire sur le fond, lors de la passation des dossiers après les élections municipales de 2020.

 

Les actions en justice

Lutter contre un tel projet n’est évidemment pas un long fleuve tranquille

Après avoir épuisé en vain les 3 les recours gracieux adressés à la mairie (collectif des riverains, association EVA, Tam Tam Colonie), avec pour objectif le retrait du permis par la mairie, la mairie n’ayant pas agi dans ce sens, il ne restait plus comme solution que l’action en justice. Les recours en mairie ont juste permis de bloquer le projet durant deux mois. Ensuite il a fallu engager de l’argent auprès des tribunaux.

C’est ainsi qu’on peut aller de tribunal en tribunal jusqu’au Conseil d’Etat sans obtenir gain de cause sur le fond. En effet, les tribunaux rendent leur jugement par rapport à certains éléments. En l’occurrence, dans le cas présent, ils ont rendu leur jugement essentiellement sur le PLU (plan local d’urbanisme). Mais ont-ils pris en considération tous les arguments de l’avocat, notamment par rapport aux potentiels préjudices subis par les plaignants ?. Le sentiment partagé par les plaignants est que la justice aurait entendu les plaignants mais ne les aurait pas écoutés.

Bravo à l’habitant qui a porté financièrement et juridiquement cette bataille juridique jusqu’à la fin. Au départ les habitants/plaignants étaient plus nombreux. Nous vous expliquerons peut-être un jour pourquoi.

 

Ce qu’il faut retenir

  • Malgré les contraintes imposées par la loi ALUR aux citoyens qui veulent aller en justice pour empêcher ce type de projets immobiliers, les plaignants (habitants) n’ont jamais été condamnés par la justice pour abus de recours injustifié. Par contre ils ont perdu en justice.

 

  • Combien il est facile pour un élu de déclarer en réunion publique ou au journal Le Parisien que la mairie est contre le projet, mais d’agir en sens contraire ! Tout en enfumant au passage les habitants jusqu’à les laisser dépenser leur argent en frais de tribunaux !

 

Ce week-end du 23 janvier 2021, où en est-on ?

Suite à l’épisode 1 publié sur ce blog le week-end dernier, la nouvelle maire adjointe en charge de l’urbanisme, Madame Camille GICQUEL, nous a adressé un email dès le lendemain, s’excusant de son agenda chargé. Elle nous a proposé un rendez-vous mais depuis, aucune date n’a été fixée. Nous attendons… Pour rappel, nous espérons depuis des mois une réponse de la mairie sur une potentielle préemption afin d’éviter la destruction de la maison de maître et le nouveau projet immobilier.

Lors de la première entrevue de l’automne dernier, Mme GICQUEL nous avait répété à plusieurs reprises croire en un alignement des planètes. Nous aimerions bien y croire mais nous les habitants, sommes comme St Thomas, nous ne croyons que ce que nous voyons, et par écrit ! Le 22 novembre 2020 nous lui avions d’ailleurs écrit que nous ne pouvions nous en satisfaire. Et lui avions rappelé nos inquiétudes* et nos nombreuses propositions d’intérêt général pour une préemption.

 

*Détail de nos inquiétudes et arguments contre ce projet immobilier

Nuisances / Ce programme a pour particularité d’être situé en milieu d’ilôt et est entouré par une résidence déjà existante et par une douzaine d’autres pavillons. Son implantation créerait une gêne considérable pour l’ensemble des riverains. D’une hauteur de 9 mètres et implanté à proximité immédiate de leurs fenêtres (2 m 50 de leur terrasse pour ceux qui sont en rez-de- chaussée), cet ensemble priverait de lumière les familles habitant au n°7 bis de la rue des Buchettes. Un vis-à-vis direct va également être créé sur l’intérieur et l’extérieur de plusieurs autres maisons dont les propriétaires ne pouvaient imaginer qu’un jour ce type de projet serait possible, étant historiquement en zone pavillonnaire d’une part, et se croyant protégés de tout bétonnage en intérieur d’ilot d’autre part. Sans compter qu’à l’achat de leur bien l’existence de cette maison de maître en bout de terrain semblait être une garantie supplémentaire. .A cette création de vis-à-vis direct s’ajoute le bruit supplémentaire des futurs deux immeubles et la privation de lumière. Préjudices qui impactent et dévalorisent la valeur foncière des biens des propriétaires environnants. Cela concerne particulièrement une dizaine de biens situés rue de la République ainsi qu’une série d’autres situés rue des Bûchettes. La réalisation des fondations des futures constructions, sur un terrain connu pour être assez fragile risque de créer des mouvements de terrain avec son lot de conséquence chez les voisins situés de toutes parts du terrain. Les riverains ne peuvent envisager que - comme il nous l’avait été dit lors de notre entretien de juillet 2020 avec le maire et le directeur général des services en faisant référence à d’autres projets similaires - des fondations de maisons de riverains dans un rayon de 50 à 60 mètres puissent ne pas résister en cas de réalisation d’un  projet immobilier de ce type, au vu des caractéristiques géologiques de ce terrain.

 

"La mairie est avertie que nous ne nous laisserons pas faire !"

 

 

Asphyxie du quartier si bétonnage croissant avec "effet dominos", et difficultés de stationnement / Les programmes immobiliers qui ont été réalisés sont déjà bien trop nombreux dans le quartier et asphyxient la Colonie/Orgemont. Pour chaque nouveau foyer, il est nécessaire de prévoir des services publics, et deux places de stationnements. Or seul un parking souterrain de 24 places pour 21 logements est prévu pour ce projet. Le quartier de la Colonie est enclavé et difficilement praticable en voiture. Ses rues (en particulier la rue des Bûchettes avec par endroits une largeur inférieure à 3 m 50) et ses trottoirs très étroits (en particulier pour la rue des Bûchettes) obligent à une cohabitation sur la chaussée : des deux roues, des voitures en circulation et en stationnement, des piétons parfois handicapés, des poussettes et aujourd’hui des patinettes VAE (véhicule à assistance électrique). Cette infrastructure existante déjà saturée où sont déjà présents écoles collège et crèche, ne pourrait s’adapter à une population croissante. Et si le projet de future gare de tangentielle et son tramway voyait le jour en 2027, la gare située à quelques minutes du 5 rue des Bûchettes drainerait un flot de nouveaux automobilistes en recherche de stationnement, provoquant une saturation accrue des rues toutes proches comme la rue des Buchettes et son prolongement avenue de Stalingrad.  

 

"Nous estimons qu’il est de la responsabilité locale d’anticiper ces difficultés

et de préserver un équilibre acceptable."

 

Bétonnage et problèmes environnementaux / Pour ce programme, la densité de bétonnage prévue, à savoir 800 m² pour un terrain de 1 286 m², nous semble particulièrement élevée. Plus de 60 % d’espaces verts vont être remplacés par du béton alors que la loi ALUR conseille de favoriser les espaces verts en faveur d’une perméabilité des sols pour une meilleure évacuation des eaux. Plusieurs grands arbres vont être abattus et la faune qu’ils abritent va disparaitre. Or, les espaces verts sont bien utiles dans cette zone du quartier qui n’en possède aucun à part précisément les jardins des habitations. Le terrain concerné étant situé à moins d’1 KM de l’autoroute A15 et à 50 m de la route D311, l’absorption par ces arbres et sa végétation du dioxyde de carbone produit par la circulation automobile comme d’autres polluants, permet localement de lutter contre la pollution et pour ses habitants de mieux respirer.

 

"Cela est de plus en plus vrai avec les changements climatiques que nous vivons.

Tous les experts s’accordent à dire qu’il faut végétaliser les espaces et non les bétonner."

 

Lors de l’épisode 3 du week-end prochain nous porterons à votre connaissance d’autres aspects intéressants du dossier Rue des Buchettes, pour qui se sent concerné par son environnement et son cadre de vie au sein du quartier La Colonie.

Les épisodes de la saga sont loin d’être terminés.

 

Retour à l'épisode 1

Publié par www.tamtamcolonie.com - dans Immobilier Cadre de vie Quartier
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Spécial Orgemont-Volembert de février 2013 : il s'agit du mensuel n° 36 qui relate des projets en cours ou à venir.

 

Pour le lire en pdf en basse définition, cliquer ici : 131 1361378419 ArgMag36-web 131 1361378419 ArgMag36-web

 

Pour le télécharger  en version interactive et en meilleure définition, cliquer ici (site de la mairie, rubrique L'argenteuillais) : link

 

 

ou sur http://www.argenteuil.fr/88-e-journal.htm
 
 
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Ce blog s'adresse aux habitants des secteurs La Colonie -Le Moulin- Les Larris dans le quartier d'Orgemont-Volembert

 

Plan côté rue Louis Blanc, au coeur de la Colonie :link

Plan côté Bd Jules Ferry, au coeur des Larris : link

Plan côté rue Ernest Renan, au coeur du Moulin & vision d'une partie de Volembert : link

Histoire de la butte d'Orgemont :  Histoire Butte-d'ORGEMONT 176 1395156499 ArgMag47-web Histoire Butte-d'ORGEMONT 176 1395156499 ArgMag47-web

 

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A l'origine, le nom "LA COLONIE" provient des enfants qui partaient en train en COLONIE de vacances  dans les années 1960, à partir de l'ancienne gare* du marché de la Colonie, parfois pour deux mois ! Historiquement, la ligne ferroviaire de cette fameuse gare de la Grande Ceinture (que tout le monde connait puisqu'elle passe à côté du marché et se poursuit à l'extrémité des Larris, non loin de la voie express), a été créée en 1978, sachant que notre ville a été l'une des premières à bénéficier d'un accès par train vers Saint-Lazare (en 1863).

*l'ancienne gare n'est plus en service mais le projet de la tangeantielle prévu pour 2017 ou 2018 devrait réhabiliter cette zone, sous une forme encore inconnue à l'heure où nous publions.

 

Nous sommes plus de 5100 habitants à vivre dans ce secteur de La Colonie. 

 

A savoir, le secteur dit des Larris est situé juste en face de la Colonie, l'av. Stalingrad les séparant (voir plan). Leurs habitants sont autorisés à utiliser ce blog.

 

 

 

 


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